Le vendredi 28 juillet

Intérieur donnant sur l’église Saint-Eustache, v. 1815 (photo Musée Carnavalet)

« Ce petit tableau ironique "(Intérieur avec jeune fille dessinant une fleur") communique d’une manière saisissante la nature et les conditions de travail de nombreuses femmes. »
Germaine Greer. « The Obstacle race : the Fortunes of Women Painters and their Work », éd. Tauris Parke Paperbooks, 2001

Louise-Adéone Drolling (1797-1831)

Tout prédispose Louise - Adéone à s’intéresser à la peinture : son grand-père maternel, son père et son frère par la suite, sont peintres. Née à Paris, elle apprend avec son père, un fervent admirateur des maîtres flamands. La jeune fille se marie en 1819 avec un architecte, Pagnierre Come, puis devenue veuve, elle épouse M. Joubert.
Drolling est remarquée pour ses scènes de genre et ses portraits (portrait du général La Fayette), qui trahissent sa formation à partir des peintres flamands et allemands et révèlent une utilisation recherchée de la lumière : "la Leçon de dessin" rappelle que la quasi-totalité des femmes sont interdites dans les académies et sont donc contraintes de s’exercer chez elles, elles sont ainsi coupées du reste du monde qui n’existe que dans le morceau de ciel bleu situé en haut du tableau.
A partir de 1821, Drolling participe aux Salons de Paris, mais rares sont les femmes qui parviennent à émerger à cette époque ; néanmoins la duchesse du Barry lui achète "Intérieur avec jeune fille dessinant une fleur", exposé au Salon de 1824.


Un intérieur, v. 1820-22 (photo L’art français)


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