Le mardi 21 janvier

Double camélia blanc et double camélia rose, sans date (photo Allposters)

« Des plantes étaient importées des colonies et tout le long des routes commerciales vers les jardins botaniques, y compris Kew, étant classées selon le système de Linné, étudiées par des amateurs et affichées dans des livres. Ceci, plus la hausse des gravures commerciales et des broderies ornementales, signifie qu’il y avait déjà un marché pour les images de fleurs. Pope fut employée par Samuel Curtis, l’éditeur de botanique, pour illustrer « The Beauties of Flora » (Londres 1806-1820). La British Library détient une copie de son « Monograph on the Genus Camellia » (Londres 1819), aussi illustré par Pope, les plantes y semblent presque vivantes, reposant sur les pages, les fleurs et feuillages charnus et brillants avec d’énormes bourgeons. »

Clara Maria Pope (1769-1838)

Fille d’un artiste amateur anglais, la jeune Clara épouse le peintre Francis Wheatley – elle lui sert de modèle et peint avec lui - ; devenue veuve en 1801, elle se marie alors avec l’acteur et peintre Alexander Pope.
Clara Pope commence sa carrière en réalisant des portraits et des miniatures pour la noblesse anglaise ; puis elle se lance avec passion dans la représentation de fleurs. La botanique étant très à la mode – il faut décrire, dessiner, peindre et classer toutes les découvertes rapportées des colonies-, les éditeurs sont tous preneurs des œuvres de Pope ; elle illustre des ouvrages entiers, "Monograph of the genius Camellia", 1819. Ses fleurs dessinées avec minutie deviennent charnues et s’animent grâce à un coup de pinceau talentueux et au sens des couleurs.
Pope expose régulièrement ses portraits et ses représentations florales à la Royal Academy, à Londres.


Un gentleman vêtu d’une veste noire, d’une lavallière blanche et d’une cravate à volants, sans date (photo Artnet)


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