Le mardi 24 novembre

Poissonnière de Zandwoort, 1884 (photo Penlee house)

« Après avoir vu les peintures de Forbes en 1902, Frances Hodgkins écrivit à sa sœur, « son œuvre est magnifique –bien meilleur que celle de son mari, c’est plus shakespearien, médiéval-, mais son œuvre chante simplement avec des couleurs, de la lumière, de la brillance, -personne ne l’atteint. »
Lettre publiée dans « Singing from the Walls : la vie et l’art d’Élisabeth Forbes », 2000

Elisabeth Armstrong Forbes (1859-1912)

D’origine canadienne, Élisabeth étudie dans des écoles d’art américaines avant de gagner l’Europe avec sa mère : Allemagne, Hollande, France dont un long séjour à Pont-Aven, Angleterre où elle fréquente la communauté d’artistes de Saint Ives. En 1889, elle épouse le peintre Stanhope Forbes avec lequel elle fondera une école d’art. Forbes explore d’abord la technique de la gravure : ses estampes révèlent un talent certain et beaucoup de sensibilité ; elle collabore alors avec Whistler et Sickert. Elle se consacre ensuite à la peinture où elle aborde principalement les thèmes de l’enfance et de la nature (elle travaille dans un atelier ambulant qu’elle déplace à son gré dans son jardin ou dans la nature).
Forbes donne vie à ses personnages utilisant des couleurs à la fois lumineuses et douces, pleines de charme. Elle réussit également un autoportrait à 23 ans et plusieurs portraits intéressants comme "La Jeune poissonnière" de Zandvoort. Elle écrit un livre qu’elle illustre dans le style préraphaélite.


L’École est finie, 1889 (photo Penlee house)


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