Le dimanche 15 décembre

Sculptures du parc Yorkshire, sans date (photo Martingoodman.com)

A propos de sa dernière sculpture, colossale," Risen Christ", 1993 :
« Cette œuvre d’une majesté grandiose, belle, claire et imposante, une image-miroir de l’esprit et de l’âme de l’artiste, réalisée contre des probabilités effrayantes, était un parfait mémorial pour une personne remarquablement extraordinaire. »
Stephen Gardiner

Elisabeth Frink (1930-1993)

Elisabeth étudie la sculpture et la gravure dans plusieurs écoles d’art anglaises avant de se démarquer de l’École de sculpture d’après-guerre par son attachement aux formes et son goût pour les sujets naturalistes.
Frink sculpte fréquemment des animaux, mais explore avec autant de passion les formes humaines. Art et vie personnelle ne font qu’un, et elle travaillera avec acharnement jusqu’au bout malgré un cancer : elle exprime ses opinions et ses émotions avec intensité dans la sculpture et la gravure. Une série de têtes masculines dotées de gros yeux, inspirée par les atrocités commises par les militaires durant la guerre d’Algérie, et des nus masculins, au torse bombé et au faciès figé comme un masque, traduisent l’inquiétude provoquée par la violence des hommes. Son style se caractérise par des formes nettes et simples mais dépourvues de détails et souvent monumentales.
Frink devient très célèbre dans les années 80 grâce à une rétrospective à la Royal Academy, –les commandes pleuvent-, mais elle se fait connaître dès 1952 lorsque la Tate Gallery lui achète" l’Oiseau" à l’air si inquiétant.


Maquette pour le mémorial Alcock-Brown, 1952 (photo la Tate)


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