Le mardi 20 août

Buste, sans date (photo russian.art)

« L’intérêt envers les gens, envers son époque, la joie qui provient du fait que l’artiste parvient à saisir la beauté de l’éphémère et à la rendre impérissable, l’affirmation de ce qui est unique en l’homme, constituent la base de l’art humanitaire de ce remarquable maître que fut Lebedeva. »
V. V. Starodoubova. “Trois sculpteurs soviétiques”, musée Rodin, Paris 1971

Sarra Lebedeva (1892-1967)

Sarra naît dans une famille aisée et cultivée de Saint-Pétersbourg : l’enfant étudie à la maison et reçoit une culture artistique riche en voyageant en Europe. Elle prend des cours dans plusieurs ateliers de sculpteurs et assiste Matveyev durant la Révolution. Elle épouse l’artiste Vladimir Lebedev en 1915. Enseignante, dessinatrice de motifs pour céramique, Lebedeva opte pour la sculpture qui la rend vite célèbre.
Son œuvre s’inscrit dans le mouvement réaliste produit par l’idéologie soviétique : elle exécute, dans le style monumental, de nombreuses commandes de bustes en bronze de célébrités, d’hommes politiques, de héros révolutionnaires, de monuments destinés à des lieux publics, et réalise des affiches de propagande. Malgré cela, son travail se caractérise par une vraie subtilité psychologique, la justesse des expressions et une sensibilité à la beauté et aux sentiments humains qui ne le cèdent en rien aux canons imposés à l’époque –Lebedeva n’a pas oublié la sculpture de Donatello qui l’a fascinée dans sa jeunesse-. La sculptrice fréquente les grands acteurs de la scène artistique –Gorki, Maïakovski, Malevitch et même Tatlin, le fondateur du constructivisme-.
Membre de la Société des sculpteurs russes, Lebedeva est récompensée par l’État en 1945.


Nu au repos, 1930 (photo russian.art)


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