Le 19 avril

Plaisir incomparable, sans date (photo Onesurrealistaday)

« Ma destinée est liée avec les grands mouvements sociaux de la politique mondiale. Toujours il y avait la guerre et les frontières. »
Judith Reigl

Judit Reigl (1923)

Judit naît en Hongrie, en 1923 ; elle suit les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Budapest avant de bénéficier d’une bourse qui finance un long séjour d’études en Italie. Opposée à la politique stalinienne, Reigl parvient à gagner l’Ouest en 1950 après huit tentatives d’évasion : elle s’installe à Paris.
Son œuvre s’inscrit d’abord dans le courant surréaliste, qu’elle délaisse rapidement pour s’orienter vers une peinture onirique, abstraite et très personnelle. En outre, les événements historiques – Seconde Guerre mondiale, stalinisme, camps- marquent profondément l’artiste et son travail : elle consacre plusieurs séries de toiles à l’Humain. Un nouveau drame inspire sa peinture : le 11 septembre 2001. De 1958 à 1965, Reigl travaille différemment, avec l’ensemble de son corps, en piétinant ses toiles, laissant le hasard décider.
Son œuvre est exposé à plusieurs reprises à Paris et aux États-Unis ; certaines créations appartiennent à la collection permanente du centre Georges Pompidou.


Corps tombant des tours jumelles, 2001 (photo Musée des beaux-arts Nantes)


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