Le 9 mai

La Mort de miss Gardner, 1789 (photo Kiminou caroline)

« Maria Cosway fut l’artiste la plus importante à exposer ses œuvres publiquement à Londres lors des deux dernières décennies du XVIIIe siècle après le départ d’ Angelika Kauffmann.[…] Sa renommée était basée sur trois facteurs : les tableaux historiques et les portraits exposés à la Royal Academy ; leur reproduction sur estampes par les plus grands graveurs, comme Valentine Green et Francesco Bartolozzi ; et, entre 1800 et 1803, son étroite association avec l’entrepreneur d’art Rudolph Ackermann, qui publia de nombreuses estampes d’après ses tableaux tout comme diverses séries de ses gravures et de ses illustrations. »
Stephen Lloyd. « Dictionary of Women Artists”, éd.Delia Gaze, 1997

Maria Hadfield-Cosway (1760-1838)

Maria, d’origine anglaise, passe son enfance en Italie, elle est éduquée dans un couvent de Florence. Après la mort de son père, la famille regagne Londres ; Maria étudie la peinture et copie les grands maîtres. Elle parvient à exposer à la Royal Academy. En 1791, elle épouse le peintre miniaturiste Richard Cosway qui l’incite à abandonner la peinture pour jouer de la musique, art dans lequel elle excelle.
Devenue l’amie intime de Thomas Jefferson, l’ambassadeur des États-Unis et futur Président, elle tient une abondante correspondance avec lui. Intéressée par la politique, elle crée un réseau de relations en Europe et aux États-Unis. Après la mort de son mari, elle retourne en Italie où elle fonde deux écoles pour jeunes filles.
Hadfield-Cosway réalise des peintures de genre qui expriment la force des sentiments, des allégories que le célèbre David qualifie de "poétiques", et des autoportraits ; elle est également l’autrice de dessins et de gravures.


Autoportrait, 1778 (photo Firenze University Press)


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