Le 4 mars

Grand-mère Carolina, 1936 (photo la Tate)

« L’utilisation de matériaux extraordinaires, extravagants et pleins de défi permet à Rama de suivre en même temps sa timidité agressive et son impudence sincère. « Je peins pour me guérir, je parle de guérison pour avoir forniqué dans le monde des peurs sans aucune restriction. » (Rome, 1937) »
Lucia Cappellozza. « Dictionary of Women Artists », éd. Delia Gaze, 1997

Carol Rama (1918)

Olga Carol, qui naît à Turin en 1918, jouit d’une enfance heureuse avant de subir un double traumatisme : le suicide de son père et l’internement psychiatrique de sa mère. Elle apprend à peindre avec Casorati et s’imprègne de l’œuvre de Klimt.
A l’avant-garde, Rama excelle autant dans la peinture à l’huile que dans l’aquarelle. La première partie de son œuvre est marquée par l’histoire familiale, mais après la Seconde Guerre mondiale, elle rompt avec cette période. La jeune femme rebelle des années 30, dont les nus aux poses scandaleuses sont censurés, adhère au Mouvement d’Art Concret et ne cache pas son admiration pour Picasso et Klee. Par la suite, elle explore une nouvelle forme d’expression en utilisant toutes sortes de matériaux et d’objets, ajoutés à la peinture, pour réaliser ses « bricolages », à mi-chemin entre peinture et collage.
La représentante du MAC en Italie est connue du grand public grâce de nombreuses expositions organisées en Italie et à l’étranger ; elle est présente à trois Quadriennales romaines et deux Biennales de Venise.


Appassionata, 1940 (photo Béatrice Brandini)


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