Le dimanche 24 octobre

Le Jeu d’échecs, 1555 (photo Wikipedia)

« Sophonisbe de Crémone, fille de messire Amilcaro Anguissola, a pratiqué le dessin avec beaucoup plus d’application et de grâce que tout autre femme de notre temps. […] Elle mérita que le roi d’Espagne Philippe, ayant appris du duc d’Albe son talent et ses qualités, l’envoyât chercher, la fît venir avec tous les honneurs en Espagne et la plaçât auprès de la Reine, avec une belle pension, à l’admiration de toute la cour qui tenait pour remarquable son immense talent. »
Giorgio Vasari. « Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes » Livre VI, 1568

Sofonisba Anguissola (v. 1532-1625)

Fait rare au XVIe siècle, Sofonisba n’est pas fille de peintre ; cependant sa famille, de petite noblesse italienne, s’efforce de donner à ses six filles une éducation artistique sérieuse. La jeune fille fait un apprentissage en peinture dans un atelier de renom de Crémone, puis étudie dans une école. Elle se fait remarquer par les plus grands : Michel-Ange lui confie des dessins à copier et Vasari lui rend visite. Sa célébrité la conduit à la cour d’Espagne où elle devient dame de compagnie et professeure de la reine. Sofonisba cède à un mariage arrangé par Philippe II, mais son mari meurt prématurément. De retour en Italie, elle se remarie selon ses désirs. Installée à Gênes, elle exerce pendant 35 ans. Van Dyck immortalise la grande portraitiste par un dessin. Ses études sur la physiognomonie contribuent à ses talents de portraitiste ; Vasari fait l’éloge de sa maîtrise parfaite de la technique et du soin apporté à l’expression des visages qui paraissent « tellement vrais qu’il ne leur manque que la parole ».


Portrait de Johanna von Habsbourg, sans date (photo artrenewal.org))


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